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2 avril 2019 : Florence Di Bonaventura : Antonio Gramsci et la sociologie historique du politique : Quels apports dans l’appréhension d’un objet contemporain (italien) ?

2 avril • 11h30 - 13h30

Dans son œuvre majeure « Les Cahiers de prison » (1926-1937), le penseur et révolutionnaire italien, Antonio Gramsci, livre une réflexion profonde sur l’émancipation des sociétés et des savoirs. Il pointe ainsi l’importance de restituer le sujet, les idées/visions du monde et les concepts dans des processus historiques socio-politiques, socio-économiques et socioculturels de longue durée. Pour Gramsci, il est impensable d’élaborer « une conception du monde critique et cohérente, sans prendre conscience de son historicité ». Gramsci insiste par ailleurs sur la dimension subjective, sur l’importance de considérer l’irrationalité et les croyances des groupes sociaux, car ce ne sont pas que les conditions matérielles qui font bouger l’histoire, mais aussi les acteurs sociaux et politiques qui ont leur chance d’action dans les luttes.

Gramsci est probablement parmi les Marxistes du XXe siècle celui qui a donné le plus d’importance aux événements politiques et à leurs (non-)effets historiques dans la vie sociale italienne, de son vécu, mais surtout dans le temps long. Les concepts forgés et les idées émises afin d’étudier cette vie sociale sont puisés dans l’histoire et assument un caractère mouvant. Afin d’éclairer la trajectoire nationale italienne, l’analyse processuelle de Gramsci se veut critique, tenant compte des diverses temporalités (structures, conjonctures et événements), des différents espaces européens tels que la France ou la Russie et des changements sociaux. En perpétuelle autocritique, Gramsci s’oppose également à tout a priori ou dogmatisme, qu’il soit libéral ou marxiste.

C’est dans cette perspective gramscienne classique enrichie d’auteurs contemporains, sociologues et socio-historiens, qui s’en inspirent ou s’en rapprochent dans certains aspects méthodologiques, théoriques ou empiriques, voire les développent, qu’elle réalise ses travaux de recherche doctorale sur l’émancipation et les représentations de la communauté politique en Italie au prisme d’une approche de sociologie historique du politique. Cette étude part de l’analyse de deux collectifs radicaux, Rifondazione Comunista et la Lega Nord, dans le but de questionner l’émancipation de la société contemporaine (italienne), tant à l’échelle des rapports de force que du savoir. C’est donc dans le vaste champ d’études des controverses savantes et militantes – qui pose la question du rapport entre science et politique, science et histoire, entre domination sociale et culture – que se situe sa recherche. En outre, cette analyse a vocation à souligner l’importance de la prise en compte de l’histoire, en tant qu’outil privilégié nécessaire au renouvellement de la science, de ses méthodes et concepts, mais aussi à l’émancipation et à la liberté des sociétés, rendant par ailleurs plus compréhensibles ces « nouvelles » formes de radicalisme et de résistances à la communauté politique actuelles, qu’elles soient plus « réactionnaires » (cf. Lega Nord) ou « progressistes » (cf. Rifondazione comunista).

Mais parler d’histoire, d’historicité, de processus historiques, voire plus largement de sociologie historique du politique, qu’est-ce que cela signifie dans le cadre analytique et thématique qui est le sien ? C’est cette démarche socio-historique liée à son objet d’étude qu’elle viendra présenter lors du séminaire du CES le 2 avril 2019 de 11h30 à 13h30 au local P61. Nous espérons donc vous y retrouver nombreux.

Détails

Date :
2 avril
Heure :
11h30 - 13h30

Organisateur

Loredana GUERRIERO
Téléphone :
02/211 79 70

Lieu

USL-B, Local P61
43 Boulevard du Jardin botanique
bruxelles, 1000 Belgium
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