THÈSE DE DOCTORAT

Sous titre
La place du genre dans la question de la succession au Burundi : lecture sociologique
Chercheur.e.s
Comité d'accompagnement
Charlotte Pézeril (USL-B)
Maria Martin de Almagro (Vesalius College et Université de Cambridge).
Thèse
La place du genre dans la question de la succession au Burundi : lecture sociologique
Date de début
Date de fin

Durant l’année écoulée, l’objectif de la thèse a changé. Au lieu d’étudier le mouvement de revendication d’une loi sur la succession, il s’agira de faire une description fine et analytique de la problématique de la succession des femmes au Burundi, sa dynamique ainsi que les processus sociaux qui la sous-tendent sur base de jugements rendus dans des tribunaux choisis selon des critères d’urbanité et de ruralité ainsi que d’entretiens avec des hommes et femmes qui ont fait l’expérience de situations relatives à la succession. Plus précisément, il s’agit de montrer le vécu des personnes confrontées à la problématique de la succession des femmes, les difficultés auxquelles elles sont confrontées et les marges de manœuvre dont elles disposent. Plus généralement, la thèse vise à rendre compte des avancées déjà enregistrées en matière de la succession pour les femmes.

En 2019, deux terrains ont été réalisés. Le premier, d’une durée de deux mois, a été réalisé dans le milieu rural (commune Mutamb u) eta permis de consulter 140 jugements des tribunaux impliquant les femmes et d’en résumer 80, reprenant les cas les plus représentatifs. Ce terrain a également permis la réalisation de 60 entretiens avec des personnes ayant vécu des situations liées à la succession des femmes. Le second terrain, lui, réalisé en milieu urbain (en zone Kamenge), a permis de consulter 135 jugements (dont 70 ont été résumés) et de réaliser 30 entretiens.

Promotion et accompagnement

Le comité d’accompagnement s’est réuni en décembre 2018, à Bruxelles, en présence du promoteur de l’Université du Burundi, Nicodème Bugwabari. La réunion a permis d’affiner et de complexifier la problématique. En outre, durant ses séjours à Bruxelles, de façon plus informelle, le doctorant a rencontré à plusieurs reprises ses promotrices.