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La fabrique des luttes

Intersectionnalité, identités et mobilisations

Ce troisième programme croise les apports des recherches menées sur les enjeux de genre et de sexualité (en lien étroit avec les activités de l’Observatoire du Sida et des sexualités, voir notamment les travaux de Charlotte Pezeril) ; de migrations, d’interculturalité et d’appartenances ethno-religieuses (voir les travaux de Maryam Kolly, en charge du cours « Relations interculturelles et migrations ») ; et finalement, d’écologie, d’affaires d’Etat et d’actions collectives (voir les travaux de Benedikte Zitouni). En apparence très différentes, ces recherches se rencontrent sur deux points essentiels.

Premièrement, les recherches ne se contentent pas de constater et de documenter les discriminations subies mais elles attirent l’attention sur les moments où les acteurs, les « victimes », ont été capables de résister, de lutter, voire même de transformer l’état des savoirs élaborés à leur sujet. Par exemple, parmi les publications de ce programme, se trouvent des articles sur la lutte contre le sida et l’implication des personnes séropositives dans cette lutte; sur la résistance des jeunes des quartiers dits difficiles et les savoirs qui sont élaborés sur mais aussi par eux; sur les luttes des prisonniers, des communautés des ghettos, et les effets que celles-ci ont eus pour les théories post-marxistes ; ou encore, de façon plus général, sur le renversement du stigmate, l’auto-étiquetage, etc.

Deuxièmement, les recherches sont menées dans une perspective d’intersectionnalité c’est-à-dire qu’elles tentent de prendre en compte les effets concomitants des catégories sociales de « race », de classe et de genre. A ces catégories s’ajoute encore – depuis le mouvement de la justice environnementale – le rapport inégal aux nuisances environnementales. Les recherches analysent donc un large éventail d’identités et de mobilisations recomposées. Ainsi, les publications de « La fabrique des luttes » portent sur les féministes musulmanes, les éco-féministes, les Latino qui se revendiquent de la Black Power, les alliances entre professionnels et insurgés, ou encore, de façon plus transversale, elles portent sur le pragmatisme féministe, les savoirs situés, la pensée stratégique, l’impact des gender et post-colonial studies, etc.

Concrètement, en collaboration avec d’autres chercheur.es, centres et universités, des séminaires sont organisés sur les post-colonial studies (hyperlink) et sur les luttes environnementales (hyperlink). En outre, des recherches sont menées sur l’agriculture urbaine en rapport aux classes, à l’économie et aux pratiques de subsistance (hyperlink). Pour toute proposition ou demande d’information, veuillez contacter: ces@usaintlouis.be.